En pleine préparation pour la présidentielle, Hervé Morin, président centriste de Normandie, remet en question le bilan d'Emmanuel Macron et propose une primaire entre les candidats de Reconquête et Renaissance. Il dénonce une situation sans précédent, où « neuf ans de pouvoir et sept Premiers ministres n'ont pas laissé d'héritages » visibles, notant qu'« aucun ancien ministre n'ose se référer à Macron », lors de son intervention sur CNews.
« Le bilan de Macron est si calamiteux que les figures de son propre camp se distancient », a-t-il déclaré, citant notamment Emmanuel Macron et les récentes réticences de Gabriel Attal à se lier à son passé gouvernemental. En effet, les déclarations d'Édouard Philippe concernant l'avenir politique montrent une volonté des élus de se distancier de l'exécutif, selon Morin.
Concernant la stratégie pour 2027, il suggère que la droite devrait convoquer une primaire, un avis partagé par David Lisnard, maire de Cannes, qui a récemment quitté Les Républicains pour se lancer dans la course présidentielle. « Nous ne choisirons pas un candidat à partir de simples sondages », a martelé Morin sur ce sujet.
Duel au centre
Morin propose donc « une primaire de Sarah Knafo à Gabriel Attal », une idée accueillie favorablement par certains acteurs du paysage politique. Knafo s’est exprimée récemment sur la nécessité d’une élection pour désigner le candidat de droite, au moment où Renaissance discute des modalités de son choix pour 2027. Parmi les options abordées, la désignation du secrétaire général, Gabriel Attal, ou l’organisation d’un scrutin interne figurent en bonne place.
Néanmoins, la candidature d’Attal semble également se renforcer. Ce dernier, bien que non encore officiellement candidat, a laissé entendre qu'il serait ouvert à un accord avec Édouard Philippe pour un retrait coordonné si une situation défavorable se présentait, notamment face à La France insoumise ou le Rassemblement national.







