L’Assemblée nationale a unanimement voté, le 12 mai, une proposition de loi pour encourager le développement du fret maritime utilisant la propulsion vélique. Ce texte, porté par la députée Horizons Agnès Firmin-Le Bodo, vise à structurer juridiquement et à apporter un soutien financier à une filière encore à ses débuts en France, qui a déjà généré trois usines et 1 100 emplois en trois ans.
Lors des débats, les enjeux économiques ont été au cœur des discussions, notamment la dépendance accrue aux énergies fossiles et les tensions géopolitiques qui en découlent. Le député écologiste Damien Girard a souligné que « l'incertitude ce n’est pas le vent, mais le pétrole ». Quant au député du même groupe, Jean-Michel Brard, il a affirmé que le vent reste une source d’énergie libre de toute influence extérieure.
Des exonérations pour encourager les armateurs
Le texte adopté établit une définition légale des navires marchands utilisant le vent comme source de propulsion principale ou secondaire. De plus, il propose le rétablissement des exonérations de charges patronales pour les armateurs exploitant ces navires, mesures qui avaient été supprimées dans le précédent projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025.
Selon Agnès Firmin-Le Bodo, cette suppression avait affaibli des entreprises comme Towt, pionnière du secteur, laquelle a récemment été placée en redressement judiciaire, mais a vu une offre de reprise préserver 40 de ses 45 emplois. Le texte permet aussi une intégration expérimentale de ce secteur aux certificats d’économie d’énergie, tout en envisageant une utilisation des recettes du marché carbone pour favoriser la décarbonation du transport maritime.







