Le 10 septembre 2025, en milieu d'après-midi, une attaque au couteau a provoqué une onde de choc au lycée horticole d'Antibes, situé dans les Alpes-Maritimes. Suite à cet incident, l'accès à l'établissement a été modifié, obligeant les élèves et le personnel à entrer par des tourniquets sécurisés et le site a été intégralement clôturé.
Actuellement, seuls ceux qui possèdent une carte d'identité de l'établissement ont l'autorisation d'entrer. Jean-Luc Pio, directeur de l'EPLEFPA, souligne : "Dorénavant, les personnes extérieures, qu'elles soient scolarisées ailleurs ou non, doivent se présenter à la loge d'accueil pour être autorisées à entrer, et cela dépend de leur statut, que ce soit partenaire ou livreur".
Cette nouvelle mesure de sécurité fait suite à une intrusion d'un ancien élève, qui avait semé le désarroi dans l'enceinte du lycée. Christophe Hernandez, professeur d'histoire-géographie, se souvient : "J'ai entendu des cris, des élèves en détresse, une situation inédite et alarmante". Lors de cet incident, un élève a été légèrement blessé et une professeure d'anglais a subi plusieurs coups de couteau. "J'étais figé, témoignant d'une horreur sans précédent pour moi. La scène reste gravée dans ma mémoire", confie-t-il, indiquant qu'il reste encore aujourd'hui affecté, étant en alerte permanente face aux cris.
Des mesures apaisantes pour les élèves
Heureusement, l'enseignante agressée a pu retrouver son poste. Pour optimiser la sécurité, le site de 9 hectares a été totalement clôturé. Les améliorations incluent des grilles rehaussées, des accès contrôlés par reconnaissance de plaques d'immatriculation et un système de vidéosurveillance étoffé. La région a injecté près d'un million d'euros pour garantir un environnement plus serein à l'ensemble des 1 000 élèves. "La sécurité est à son comble. Tout le monde a été formé ou sensibilisé à ces événements. Je me sens beaucoup plus en sécurité", note Hugo Soubra, élève en première.
Fanny Canessa, également élève en première, évoque le suivi psychologique, encore en cours : "On a accès à un accompagnement individuel grâce à une association. Des ressources sont à disposition pour ceux qui souhaitent parler. Nous n’avons pas été laissés sans soutien après le drame". Bien que des portiques de sécurité aient été installés, la fouille des sacs n'est pas incontournable. En effet, comme dans tous les établissements français, seuls les policiers ou agents de sécurité peuvent effectuer ces fouilles.







