Lors d'une intervention sur RTL ce mercredi 13 mai, Marine Le Pen a réitéré son intention de se présenter aux prochaines élections présidentielles, à condition que la justice ne bloque pas sa campagne. Son avenir politique semble lié au verdict imminent concernant le dossier des eurodéputés du Rassemblement National (RN).
Face aux questions persistantes sur sa candidature, elle a exprimé son impatience : "On ne va pas le répéter 200 fois, ça commence à lasser". Cette déclaration intervient alors que le débat sur une éventuelle éligibilité est au cœur des discussions.
Elle a poursuivi en affirmant : "Si la justice m’empêchait de pouvoir être candidate ou de pouvoir faire campagne, je ne serais pas candidate". Toutefois, si elle reçoit une peine avec sursis, elle est prête à se battre : "J’utiliserais les moyens pour pouvoir continuer à me défendre".
Le Rassemblement national pourrait-il gagner ?
Sur le sujet de l'impact du RN dans la future élection, le ministre Gérald Darmanin a déclaré sur France Inter : "Le Rassemblement national peut gagner cette élection présidentielle". Il a également mentionné que Jean-Luc Mélenchon serait un concurrent redoutable, soulignant l'importance de ces deux figures dans le paysage politique actuel.
Dans une interview sur TF1, Mélenchon a affirmé que le RN est son principal adversaire, mais il reste sceptique quant à leur capacité à atteindre le second tour : "Je pense qu’on va les battre à plate couture, pire qu’en 2022".
Un récent sondage Toluna Harris Interactive pour RTL et M6 indique que la compétition semble se dessiner entre Marine Le Pen, Jordan Bardella, et d'éventuels candidats comme Édouard Philippe ou Gabriel Attal. Ces résultats sont bien sûr susceptibles d'évoluer d'ici le scrutin qui aura lieu dans un an.
Verdict le 7 juillet
La pression monte autour de Marine Le Pen alors que le verdict de la justice est attendu le 7 juillet, concernant l'affaire des assistants des eurodéputés du RN. En première instance, elle a écopé de deux ans de port de bracelet électronique et cinq ans d’inéligibilité, une décision qui a suscité des inquiétudes quant à sa capacité à mener une campagne effective.
Elle a précisé sur BFMTV en février : "On ne peut pas faire campagne dans ces conditions. Je ne pourrais pas rencontrer mes électeurs dans des meetings". Si la décision rendue devait lui interdire de se présenter, elle a déclaré être prête à laisser sa place à Jordan Bardella et a précisé qu'elle n'interférerait pas dans sa campagne : "C'est lui qui déterminera à quel niveau il a besoin de ma présence".







