Au lendemain de l'appel lancé par le président ukrainien Volodymyr Zelensky pour une rencontre en tête-à-tête, son homologue russe Vladimir Poutine a fermement rejeté cette idée. Le Kremlin souligne qu'un tel échange ne pourrait intervenir qu'après la négociation d'un accord de paix, illustrant l'impasse diplomatique persistante entre Moscou et Kiev.
Vladimir Poutine a fermement refusé, lors d'une conférence de presse le 5 juin, l'idée d'une rencontre directe proposée par Zelensky. Selon lui, un tel entretien ne se justifie que si un accord de paix est préalablement établi pour mettre fin aux hostilités en Ukraine. Cette déclaration a été relayée par le média français La Dépêche.
« Je ne vois pas l'intérêt d'une rencontre. Cela n'a d'intérêt que pour la partie ukrainienne afin d'arrêter notre avancée militaire », a déclaré Poutine lors du Forum économique international, où il était question des défis économiques imposés à la Russie par les sanctions occidentales dues à la guerre en Ukraine, un conflit qui reste dans une situation de stagnation.
Zelensky réagit à ce refus
Dans la lettre ouverte qui a précédé ce refus, Zelensky invitait son homologue russe à une rencontre directe : "L'Ukraine propose de mettre fin à cette guerre via un contact direct entre nous. Je propose une rencontre." Après l'annonce du rejet par Poutine, Zelensky a réagi en affirmant que "la partie russe a encore choisi la guerre". Il a qualifié cette réponse de "faible", précisant qu'elle démontre le manque de volonté de Poutine de mettre fin au conflit.
Selon le président russe, les "hostilités prendront fin un jour", une fois que la Russie aura atteint les objectifs qu'elle s'est fixés. Poutine réclame à l'Ukraine plusieurs concessions politiques et territoriales, dont un retrait complet de la région de Donetsk, des conditions jugées inacceptables par Kiev, qui y voit une tentative de capitulation.
De son côté, l'Ukraine continue de réclamer un cessez-le-feu prolongé pour faciliter des négociations, mais Moscou refuse ces propositions, estimant qu'une trêve prolongée permettrait à l'armée ukrainienne de se réorganiser. Les perspectives d'un dialogue semblent donc s'éloigner encore davantage, aggravant une situation déjà difficile sur le terrain.







