À moins d'un an des élections présidentielles de 2027, Dominique de Villepin parcourt la France pour rassembler les Français autour de ses idées. Ce vendredi 5 juin, l'ancien premier ministre a fait une escale à Saint-Étienne, où il a rencontré les habitants au café Le Jean Jaurès.
Un "café humaniste" avec des Stéphanois divers
Cette visite a commencé par un "café humaniste", inspiré par son parti, La France humaniste (LFH), fondé en 2024. Dans une atmosphère conviviale, plusieurs Stéphanois de sensibilités politiques variées ont eu l'occasion d'échanger avec lui. Marie, une artiste plutôt de gauche, a exprimé son désenchantement vis-à-vis des partis traditionnels : "Il y a des personnalités que j'apprécie mais dont je n'aime pas le programme et inversement. Le socialisme a oublié les jeunes", a-t-elle déclaré. Ce sentiment semble partagé, puisque Nora, enseignante, a aussi souligné l'importance du progrès, se disant séduite par les idées de Villepin sur l’éducation, tandis que Mickael, un lycéen de 17 ans, recherche un progressisme au sein de la droite.
Des ambitions encore floues
Interrogé sur une éventuelle candidature pour 2027, Dominique de Villepin a voulu rester prudent, insistant sur l'importance du rassemblement. "Je souhaite faire les choses dans l'ordre. Ceux qui se précipitent seront probablement les candidats éphémères de quelques mois. Moi, je veux faire partie de la discussion à la fin de l'année," a-t-il affirmé lors de l'événement. Son choix de Saint-Étienne n'est pas anodin ; il vise à éclairer la question cruciale de la désindustrialisation. Pour approfondir son exploration des enjeux locaux, il a également visité la société d'outillage et de mécanique CEPM à Saint-Priest-en-Jarez.
À l'heure où les candidats s’affichent de plus en plus clairement, la stratégie de Villepin pourrait lui permettre de s'imposer dans le paysage politique français d'ici 2027.







