Lors du conseil municipal du vendredi 5 juin, le maire de Val d'Isère, Xavier Mattis, a réagi à la récente décision du tribunal administratif de Grenoble qui a annulé son élection le 22 mai. Cette annulation est survenue après que le tribunal a jugé que la société de Mattis, responsable du déneigement d'une partie de la commune cet hiver, avait un contrat avec la mairie, rendant ainsi sa candidature non valide selon le code électoral.
Une affaire sous le feu des projecteurs
Dans ses déclarations, Mattis a affirmé : "On a absolument rien caché. Il va falloir que je me positionne sur la suite à donner à cette affaire." Il a jusqu'au 22 juin pour faire appel de la décision qui l'a frappé d'inéligibilité. "J'ai été prévenu en décembre qu'il fallait que je me retire de la société au cœur de cette affaire, ce qui a été fait en janvier, et nous avons déposé notre liste électorale en février. Ce n'était pas une cône de silence dans notre beau village," a-t-il précisé.
Xavier Mattis a également souligné que la préfecture de la Savoie avait été informée quelques jours après les élections, ce recours ayant été transmis par celle-ci. "J'ai été dénoncé", a-t-il reconnu, en ajoutant que le tribunal n'avait pas contesté la sincérité du scrutin, ce qui signifie que la majorité actuelle demeure en place.
Concernant l'avenir, Mattis s'engage à prendre une décision éclairée d'ici la mi-juin : "Je pense que j'aurai tous les éléments nécessaires pour déterminer la suite à donner à cette affaire." Son objectif principal reste la stabilité de la commune, surtout en vue de l'important projet des JO d'hiver de 2030, Val d'Isère étant candidate pour accueillir les épreuves de ski alpin, dont la sélection finale des sites sera révélée fin juin.
Cette situation soulève des interrogations sur l'intégrité des processus électoraux dans des communes comme Val d'Isère, comme le souligne également un rapport d'Radio France. Les observateurs s'interrogent sur l'impact de cette décision sur la gouvernance locale et les projets d'avenir.







