L’étudiant, inscrit à l’université d’Orléans, est désormais la cible d’une enquête judiciaire visant des déclarations et publications qu’il a faites lors de la soutenance de sa thèse et sur les réseaux sociaux. Le parquet a estimé que ces commentaires pourraient être susceptibles de sanctions pénales.
Selon un communiqué de la procureure de la République d’Orléans, Emmanuelle Bochenek-Puren, le parquet a été alerté début avril suite à un signalement de l’université concernant des propos tenus par le doctorant dans le cadre de son travail académique et en ligne.
Âgé de 36 ans, le doctorant a été placé en garde à vue mercredi dernier. Comme rapporté par Ici Orléans, au cours de sa soutenance, il aurait dédié sa thèse, qui portait sur le droit privé, à l’ayatollah Ali Khamenei, ce qui a provoqué une réaction de son directeur de thèse qui lui a demandé de se recentrer sur son sujet. Le doctorant aurait ignoré ces conseils, continuant à s’exprimer sur des thèmes liés à l’Iran et la religion.
La détention provisoire demandée
En raison de la gravité des accusations, incluant « provocation directe à un acte de terrorisme en ligne » et « apologie publique d’un acte de terrorisme en ligne », le parquet a suggéré une mesure de détention provisoire avant l’audience prévue lundi. La décision du juge des libertés et de la détention (JLD) reste à confirmer.
L'université a pris des mesures appropriées en coordination avec les autorités depuis le signalement de l'incident, affirmant son engagement à assurer la sécurité de ses étudiants. Elle rappelle qu'environ 14 % de sa population étudiante est internationale, représentant près de 90 nationalités, ce qui fait de son campus un lieu diversifié et multiculturel.
En attendant, la situation soulève des questions sur la liberté d'expression et la sécurité au sein du milieu académique. Les autorités restent vigilantes face à des propos qui peuvent créer une atmosphère de tension au sein de la communauté universitaire.







