« Quand je suis allée sortir mon chien, ils étaient à la moitié du mur. » Ce témoignage éloquent d'une habitante, relayé par Nice Matin, illustre la situation dramatique que rencontrent les résidents d'un village à Mougins, Alpes-Maritimes. La construction acharnée d'un mur de parpaings, érigé le 7 avril, hasardeusement barré un chemin public essentiel pour trois habitations et l’accès à un entrepôt. Face à cette situation, les habitants n'ont d'autre choix que de se rendre à pied, en traînant leurs courses ou même en abandonnant leurs véhicules à l'extérieur.
« Mon véhicule est à l’intérieur. Je ne peux pas travailler, je ne peux pas sortir mes déchets, je ne peux pas faire mes courses », s’est désolée une autre riveraine, en expliquant que l'une de ses voisines, en situation de handicap, est complètement enfermée depuis la construction de ce mur.
Le voisinage s'inquiète de l'illégalité de cette construction. Selon des sources interrogées par France3 Provence Alpes Côte d'Azur, cette voie était inscrite dans les relevés de cadastre napoléoniens comme « chemin d’exploitation ». Le maire de Mougins a déclaré qu’il envisageait la possibilité que ce mur soit illégal tout en poursuivant une enquête pour confirmer sa légitimité et vérifier l’existence d’une servitude.
La situation soulève des préoccupations pressantes concernant la sécurité des résidents, notamment en cas d’urgence médicale ou d’incendie, ce qui incite les autorités à agir rapidement. Quelles seront les décisions prises pour rétablir l'accès à ces logements ? En attendant, l'inaccessibilité ajoutera des défis pour tous ceux qui habitent derrière le mur.







