Alors que les annonces habituelles de la SNCF résonnent dans le hall, une voix interpelle les passagers : « En gare, tous responsables. La neutralité de l’espace public doit être garantie par la SNCF. N’oubliez pas de signer la pétition Relay avant d’embarquer ! »
Ce faux message a marqué le début d'une initiative orchestrée par Bizi! le 4 juillet. Cette action fait partie de la campagne nationale « On prend le Relay », soutenue par le mouvement citoyen Alternatiba. Le collectif dénonce le quasi-monopole exercé par Relay, en vertu de son contrat avec la SNCF, sur la vente de presse dans les gares françaises.
Les militants ont installé un faux tableau d’affichage, présentant des destinations fictives telles que « Haineville » à 16h01 ou « Saint-Pétrole » à 14h43, brodant une atmosphère satirique autour de leur message. Des faux cahiers de vacances et des pancartes affichant : « Relay de l’extrême droite, SNCF complice » complétaient l'événement.
Une pétition adressée à Jean Castex
Le but de cette action était de sensibiliser les voyageurs et de les inciter à signer une pétition à l’attention de Jean Castex, président-directeur général de la SNCF.
« L’Observatoire des multinationales a dévoilé une étude cette semaine, révélant que les publications d’extrême droite sont davantage mises en avant par Relay. La SNCF a une obligation de garantir la neutralité politique dans ses gares, des espaces publics, surtout à l’approche des élections présidentielles », souligne Anthony Lubrano, porte-parole de Bizi!
Des voyageurs intrigués se sont approchés du stand. « C’est une super initiative », s'est exclamée une passante en signant la pétition. Même de jeunes adolescents, comme Sophia, bien qu'incapables de signer, posaient des questions et exprimaient leur soutien. La pétition est également accessible en ligne sur agir.greenvoice.fr.








