Ce samedi 4 juillet, l’Association des maires ruraux de la Gironde se réunit à Carignan-de-Bordeaux pour son assemblée générale. Le président, Daniel Barbe, également maire de Blasimon, met en lumière les défis auxquels font face les maires de petites communes.
Salubrité, finances, mobilité et dérèglement climatique : ces sujets préoccupants occupent l’agenda des élus ruraux. À cette occasion, Daniel Barbe évoque les différentes responsabilités pesant sur leurs épaules, tant face aux crises que compte à rebours leur mandat.
La réunion accueille également Michel Fournier, le ministre chargé de la Ruralité, en plus des élus locaux. Un moment idéal pour souligner que les réalités rurales ne sont pas à négliger. L'association regroupe 362 membres sur 470 communes de moins de 5,000 habitants, un chiffre qui témoigne de l'importance de leur voix au cœur du débat national.
Lors du débat, Barbe a souligné : « En tant que maires, nous sommes en première ligne, souvent avec peu de ressources techniques. Cela se complique encore plus quand on fait face à des urgences comme la chaleur précoce. » Le dérèglement climatique impose une réflexion sur l’infrastructure et les services offerts.
« Un Français sur trois habite le monde rural et ce secteur est primordial »
Avec le renouvellement des maires après les dernières élections, Barbe constate un taux d'environ 40% de nouveaux élus. Il souligne l'importance pour les anciens maires de guider ces nouveaux venus et de partager des réseaux pour faire face à divers problématiques.
En ce qui concerne le message à transmettre aux personnalités présentes, Barbe souhaite rappeler que la ruralité est loin d'être désuète. Elle nécessite des idées innovantes pour les transport, la santé et l’éducation, notamment face à la baisse continue de la natalité qui pourrait affecter les écoles dans ces régions.
Concernant la crise viticole qui impacte lourdement les finances des petites communes, Barbe évoque la perte de revenus que représente l'arrachage de vignes, avec des conséquences directes sur les budgets locaux. « Une commune de 200 habitants perdrait 10,000 euros annuels si 100 hectares de vignes disparaissent », explique-t-il, admettant que la situation actuelle est critique.
La mobilisation des maires dans ce contexte est essentielle, tant pour défendre leurs territoires que pour anticiper les défis de demain. L'assemblée générale de ce samedi est donc un moment clé pour se doter des outils nécessaires à une gestion efficace et durable des réalités rurales.







