Lors d'une récente conférence de presse avant le match crucial entre la Suisse et l’Algérie, Vladimir Petkovic, le sélectionneur algérien, s'est vu interpellé par une question inattendue. Un journaliste suisse, représentant la Tribune de Genève, a évoqué la situation délicate de Christophe Gleizes, un journaliste français incarcéré en Algérie depuis plus d'un an, pour des motifs controversés.
Ce moment a brisé la monotonie des questions, généralement orientées vers la préparation sportive de l'équipe. En effet, le directeur de la communication de la Fédération algérienne, Saïd Fellak, a tenté de recentrer la discussion sur le match. "S'il vous plaît, restons sur le match," a-t-il affirmé, cherchant à annuler l’impact de cette interpellation délicate.
Une réponse gênée face à une question sensible
Poursuivant sur ce sujet, le journaliste a insisté : "Que pense Vladimir Petkovic des pauses fraîcheurs ?" Une question sans rapport, mais qui a laissé le sélectionneur dans l'embarras. Après un moment de silence, Petkovic a fourni une réponse hésitante, tandis que Fellak utilisait une autre question pour changer rapidement de sujet.
Pour donner un aperçu de la situation de Christophe Gleizes, âgé de 37 ans, cet ancien correspondant pour des médias tels que So Foot et Society, a été arrêté en mai 2024 lors d'un reportage dans la région de Kabylie. Il a été placé sous contrôle judiciaire, et en juin 2025, il a été condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme". Les répercussions de son arrestation continuent d'engendrer des soutiens à travers le monde, comme en témoignent les préoccupations d'autres journalistes, illustrées par cette situation survenue lors de la conférence de presse.
Les ramifications de cette question soulèvent des inquiétudes plus larges quant à la liberté de la presse en Algérie. Selon un rapport du Nouvel Observateur, la dégradation des droits de l'homme dans le pays suscite de vives réactions, tant de la part des journalistes que de la communauté internationale.







