L’assaut tragique sur la plage de Bondi, survenu le 14 décembre 2025, a coûté la vie à 15 personnes, ravivant l'angoisse liée à la sécurité des communautés juives en Australie. Naveed Akram, l'assaillant présumé, accompagné de son père, a ouvert le feu durant les célébrations de la fête juive de Hanouka.
Lors de sa comparution via visio-conférence devant le tribunal, Akram, âgé de 24 ans, a été informé des charges de terrorisme et de meurtre qui pèsent sur lui, dans ce qui est considéré comme l'attaque la plus meurtrière sur le sol australien depuis les trois dernières décennies. Le tribunal a évalué des préoccupations techniques concernant l'anonymisation des victimes, tandis que des médias comme ABC rapportent un Akram visiblement détaché, répondant simplement par un « ouais » aux questions du juge.
Ce drame a engendré des répercussions profondes, tant sur le plan émotionnel que législatif : en janvier, le Parlement australien a renforcé les lois concernant les crimes haineux et la régulation des armes à feu. Les obsèques des victimes, dont un survivant de l'Holocauste, un couple héroïque et une fillette de 10 ans, ont choqué et ému la nation.
Selon les autorités, l'attentat, bien qu'inspiré par l'idéologie du groupe jihadiste État islamique, n'a reçu aucune aide extérieure, et le père d'Akram, Sajid, a été abattu par la police pendant l'agression. Les enquêtes ont révélé que les deux hommes avaient planifié longuement leur attaque, comme l'a souligné un enquêteur à RTL. Les précédentes investigations sur Naveed, datant de 2019, montraient déjà un danger potentiel, alors qu'il côtoyait des individus liés à l'EI.
La communauté australienne est en émoi, face à cette tragédie, interpellant les autorités sur leur devoir d'assurer la sécurité de toutes. Naveed Akram se représentera devant le tribunal le 9 mars, dans une affaire qui secoue encore les fondements de la nation.







