D'après la présidente de la Commission Europeaie, Ursula von der Leyen, l'Europe doit impérativement "éliminer les contraintes internes" qui entravent sa compétitivité si elle veut se hisser au rang de "véritable géant mondial". Ce plaidoyer a été exprimé devant le Parlement européen, à la veille d'une réunion cruciale pour l’avenir économique de l’UE.
Von der Leyen a illustré son propos par l'exemple de la fragmentation "sous stéroïdes" du secteur financier sur le continent, appelant ainsi à une intégration plus rapide du marché unique. Dans ses déclarations, elle a insisté sur la nécessité d’éliminer "un par un" les obstacles qui nuisent à la croissance économique au sein de l’UE.
Lors d’un événement à Strasbourg, elle a déclaré : "Nos entreprises ont besoin de capitaux dès maintenant. Nous devons agir cette année même !" Par ailleurs, elle a encouragé les eurodéputés à poursuivre la conclusion d'accords de libre-échange et à simplifier les régulations pour offrir un cadre propice à la croissance économique. Les dirigeants des 27 États membres se rassembleront le 5 octobre au château d'Alden Biesen en Belgique pour discuter de ces thèmes essentiels.
Les rencontres officielles ont également été marquées par des interventions d’Emmanuel Macron, et du chancelier allemand Friedrich Merz, qui ont tous deux plaidé pour l'établissement d'une "préférence européenne". Ce principe vise à favoriser le "Made in Europe" en obligeant les entreprises bénéficiant de fonds publics à se fournir majoritairement en biens produits localement.
Bien que cette idée ait suscité des critiques, notamment de la part de nations moins enclines à cette approche, von der Leyen a précisé qu’il ne s’agissait pas d’imposer un modèle "tout fait" à l’ensemble de l’UE. Elle a ouvert la voie à des "coopérations renforcées" dans certains domaines, permettant à des pays volontaires d'initier des réformes, comme prévu par les traités européens.
En conclusion, la présidente de la Commission a annoncé que l'UE soumettra en mars un projet de loi pour introduire un nouveau statut juridique pour les entreprises, connu sous le nom de "EU Inc", qui facilitera leur opération sur l'ensemble du territoire européen.
Des experts comme Philippe Martin, économiste à Sciences Po, soulignent que ces initiatives sont cruciales, notamment dans le contexte où les entreprises doivent faire face à une concurrence féroce et un environnement économique mondial instable (source : Le Monde).







