Lors d'un conseil des ministres qui s'est tenu mercredi 11 février, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a exhorté « les femmes victimes » de l'affaire Epstein à « partager leur expérience et à se tourner vers la justice ». Cette déclaration intervient après que le diplomate français Fabrice Aidan a été mentionné à plusieurs reprises dans une multitude de documents récemment divulgués par le ministère de la justice américain.
Fabrice Aidan aurait échangé des centaines de courriels avec Jeffrey Epstein, décédé en prison en 2019, selon les documents consultés par l'Agence France-Presse. Cette publication, qui a eu lieu à la fin du mois dernier, a généré une onde de choc mondiale, révélant l'implication de nombreuses personnalités.
Des médias comme Mediapart et Radio France ont rapporté que Fabrice Aidan aurait fourni à Epstein « des informations diplomatiques, des services ou des contacts internationaux ». Réagissant à ces révélations, Jean-Noël Barrot, ministre des affaires étrangères, a exprimé son « effarement » et son « indignation ».
Fabrice Aidan est actuellement « en disponibilité pour convenances personnelles », selon le ministre. Il a été suspendu de son poste au sein d'Engie en raison des lourdes allégations qui pèsent sur lui, comme l'a confirmé le groupe à l'Agence France-Presse.
Emmanuel Macron, quant à lui, a commenté cette affaire en précisant qu’elle concernait principalement les « Etats-Unis » et a souligné l'importance pour la justice américaine de mener une enquête approfondie et indépendante. Il a également signalé que cette affaire alimentait des théories complotistes, appelant les journalistes à exercer leur métier de manière rigoureuse.







