Le 8 février 2026, Mélanie Van de Velde, blessée lors de l’incendie du Constellation à Crans-Montana, a décidé de s’exprimer dans une lettre ouverte sur Facebook. Connue pour avoir sauté par-dessus une rambarde lors du drame, elle a désormais un nom et une voix. Dans son témoignage poignant, elle évoque son expérience, entourée par la douleur et l'incertitude.
« Je ne vis plus, je survis », écrit-elle, évoquant sa lutte continue après cet incident tragique qui a fait 41 victimes et blessé plus de 100 personnes, comme l’a rapporté Midi Libre.
Le feu plus fort que la peur
Pour Mélanie, le saut par-dessus la rambarde était une nécessité, preuve que, dans des moments critiques, la survie prend le pas sur la peur. « Non pas par bravoure, mais parce qu’à ce moment-là, le feu était plus fort que la peur », souligne-t-elle. Aujourd’hui, elle vit avec des brûlures sur près de 40 % de son corps, un souvenir douloureux qui ne s’effacera pas facilement.
« Mon corps est devenu un champ de bataille », confie-t-elle, ajoutant que son visage est désormais méconnaissable. « Le reflet que je reconnaissais dans le miroir n'est plus là », une perte ressentie non seulement par elle mais par sa famille, qui doit faire le deuil d’une image familière.
Que les responsables assument
Mélanie interpelle également ceux qui ont échappé à cette épreuve : « Où est la justice lorsque les dégâts sont visibles et invisibles ? » Cette question résonne alors qu'elle décrit comment, pendant qu'elle lutte pour sa réhabilitation, la vie des autres continue normalement, comme si l'incendie n’avait jamais eu lieu.
Elle ajoute : « Je n'écris pas par vengeance, mais parce que le silence est une seconde brûlure. Survivre ne devrait jamais vouloir dire se taire. » Son message trouve écho alors que l'enquête [sur l'incendie](https://www.midilibre.fr/2026/02/01/incendie-a-crans-montana-un-jeune-de-18-ans-meurt-de-ses-blessures-a-lhopital-le-bilan-passe-a-41-morts-13201401.php) a été relancée, avec des propriétaires sous enquête pour négligence.
Alors qu'elle reçoit des soins dans un hôpital à Nantes après avoir été transférée depuis Zurich, elle se concentre sur son cheminement de guérison, en espérant que sa voix, enfin libérée, pourra contribuer à la prise de conscience des enjeux de sécurité dans de tels établissements.







