Jacques Moretti, gérant du bar Le Constellation, a été entendu de nouveau ce mercredi, suivi par son épouse jeudi. C’est leur troisième audition depuis la tragique nuit du 31 décembre, où un incendie a causé la mort de 41 personnes et blessé 115 autres à Crans-Montana.
Selon leurs avocats, « à aucun moment, Jacques ou Jessica Moretti n’ont tenté de se dérober à leurs responsabilités ». Alors qu'une nouvelle session d’auditions se tient au tribunal de Sion, leur défense, s'exprimant via Franceinfo, a réitéré leur collaboration avec les enquêteurs concernant l’incendie survenu dans leur établissement, la nuit du Nouvel An.
Les Moretti avaient déjà été entendus deux fois par les juges, d'abord concernant leurs profils, puis sur les événements de cette nuit tragique. Les avocats des parties civiles, également présents lors des premières auditions, n'avaient pas pu poser toutes leurs questions, d'où cette nouvelle audition. « Ils ont fourni toutes les informations sur ce qui a précédé le drame du 1er janvier. Leur coopération se poursuit », affirme Me Nicola Meier, avocat des époux Moretti.
Leur comportement a suscité des réactions variées, certaines critiques se concentrant sur les accusations portées envers certains employés. Me Yaël Hayat, l'une de leurs avocates, a qualifié cette situation de « malentendu », nous précisant que « ce manque de communication a été amplifié par le silence imposé par les enquêteurs ». Elle insiste également sur le fait qu’ils n’ont jamais voulu éluder leur rôle dans cette tragédie.
Enquête pour « homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence », les Moretti reconnaissent une part de responsabilité, mais soulignent que l’enquête doit clairement identifier les véritables causes de cet incident dévastateur.
Depuis la fin janvier, le parquet valaisan a élargi son enquête aux responsables de la sécurité et de la prévention des incendies locaux, qui ont été interrogés récemment. L'objectif de l'enquête est de clarifier les circonstances entourant l'incendie et de déterminer si les normes de sécurité étaient respectées.
Ce tragique événement, le soir du Nouvel An, a touché de nombreuses victimes, en majorité des jeunes gens, suscitant une onde de choc dans toute la communauté de Crans-Montana.







