En appel le 9 février, le président du collectif BDS à Montpellier a été reconnu coupable de diffamation à l'encontre de trois élus locaux. Son meurtre : avoir diffusé sur les réseaux sociaux une affiche les désignant comme des "complices d'Israël" et de "génocide". Ce visuel, qui visait à dénoncer les événements survenus à Gaza en avril 2024, mettait en avant les photos de dix personnalités politiques, dont quatre étaient des élus socialistes de la région : Kleber Mesquida, Carole Delga, Hussein Bourgi et Michaël Delafosse.
Alors que ce dernier n’a pas porté plainte, les trois autres élus ont reproché au président du collectif d’avoir diffusé ce message, comme l’a précisé José-Luis Moragues, le porte-parole. Cette affaire a conduit à une première relaxe en juillet 2024, mais le parquet a continué à contester ce verdict.
Le parquet fait appel de la relaxe, le parquet général demande sa confirmation
Malgré l’appel du parquet, lors d'un procès tenu en décembre 2025, le parquet général a étonnamment demandé la confirmation de la relaxe antérieure. Toutefois, M. Moragues a été condamné, qualifiant cette décision de "contre toute attente et logique".
Cette fois-ci, il écope d'une amende de 3.000 euros, dont une partie avec sursis, et doit verser également 3.000 euros de dommages-intérêts aux plaignants. S'indignant de ce jugement, M. Moragues a déclaré que "cette décision censure la liberté d'expression". Ses avocats et lui-même envisagent désormais des voies de recours pour contester ce verdict. Selon un article de Le Monde, cette affaire soulève des questions persistantes sur la frontière entre la liberté d'expression et les accusations de diffamation, notamment dans le contexte des discours autour du conflit israélo-palestinien.







