Monoprix a officiellement révélé, à travers un communiqué daté de mardi, une refonte stratégique de son réseau dans l'Hexagone. Cette réorganisation inclut la vente de trois de ses points de vente à Lidl et la fermeture de six autres établissements. Malgré ces changements, l'enseigne, qui appartient au groupe Casino, garantit qu'aucun emploi ne sera supprimé. Environ 200 employés pourraient toutefois être concernés par ces décisions.
Les magasins cédés au discounter allemand se trouvent en Ile-de-France, notamment à Chatou (78), Argenteuil (95) et Le Pecq (78). Lidl a confirmé être en "discussion exclusive" avec Casino, avec l'intention de finaliser cette opération d'ici la fin du premier semestre. Les fermetures, quant à elles, toucheront cinq Monoprix à La Défense (92), Vitry-sur-Seine (94), Malakoff (92), Nantes (44) et Tours (37), ainsi qu'un Monop à Clichy (92). De plus, onze Monop seront convertis en franchise et un magasin à Lyon sera vendu à la marque espagnole Primaprix.
Inquiétudes exprimées par les syndicats
Monoprix a assuré que les employés affectés par ces fermetures seraient "repositionnés" dans d'autres points de vente de l'enseigne. Lidl, pour sa part, a promis de maintenir "100 % des effectifs" dans les magasins acquis. Cependant, la CGT de Monoprix a exprimé ses préoccupations. Une représentante du syndicat, souhaitant rester anonyme, a déclaré à l'AFP : "Nous sommes inquiets, surtout pour ceux qui vont devoir s'adapter aux nouvelles conditions de travail chez Lidl."
Selon les informations fournies par Monoprix, cette réorganisation est le résultat d'une évaluation minutieuse de chaque magasin et s'inscrit dans la "transformation" orchestrée par Casino, qui est passé sous le contrôle de l'investisseur tchèque Daniel Kretinsky en 2024, à la suite de problèmes de surendettement. Lidl, quant à lui, compte renforcer sa présence dans les zones urbaines et périurbaines, après avoir acquis 19 supermarchés à Auchan en 2025, dont neuf auparavant cédés par Casino.







