Ce vendredi 26 juin, le conseil municipal de Brest a donné son feu vert à la mise en place d'une police municipale, concrétisant une promesse électorale du nouveau maire, Stéphane Roudaut, membre de la droite modérée. Cette initiative, prévue pour un coût annuel de 7 millions d'euros, marque un tournant historique pour cette ville qui a longtemps été dépourvue de cette force de sécurité.
« J'ai veillé à ce que la création de cette police se fasse rapidement. Moins de trois mois après notre prise de fonction, nous rédigeons la première page de cette nouvelle ère », a déclaré le maire lors de la présentation de la délibération au conseil. Objectif : bâtir une force de 150 agents d'ici 2032, soit un policier pour 1.000 habitants.
Une nécessité pour Brest
Les élus municipaux de La France Insoumise et des Verts ont fait entendre leurs voix contre ce projet, tout en soulignant d'autres priorités budgétaires telles que la santé et le logement d'urgence. Cécile Beaudouin, élue Insoumise, a exprimé son inquiétude : « Les 7 millions d'euros dédiés à la police municipale auraient dû être investis ailleurs, dans des domaines essentiels. »
En revanche, des voix favorables, comme celle de l'écologiste Glen Dissaux, admettent qu'une police municipale est nécessaire, mais insistent sur le fait que le projet doit être mieux articulé pour permettre d'autres investissements.
Le maire, fort de son élection avec 57% des voix après une long règne socialiste, met en avant l'importance de la sécurité pour les Brestois. « Nous avons déjà reçu des dizaines de candidatures de policiers actifs dans d'autres villes de France », a-t-il ajouté, signalant une volonté d'agir vite.
Co-financement et avenir de la sécurité à Brest
Le projet de police municipale sera co-financé par l'État et le conseil départemental du Finistère, qui s'engagent à hauteur de deux millions d'euros. Parallèlement, la ville prévoit également d'installer une centaine de nouvelles caméras de vidéosurveillance, renforçant ainsi la sécurité des citoyens.
En somme, cette décision constitue une avancée significative pour Brest, qui aspire ainsi à moderniser ses moyens de sécurité tout en suscitant des débats sur la meilleure utilisation des fonds publics. Alors que la mise en œuvre se précise, la réaction des habitants et des experts sur ce changement se fait de plus en plus pressante.







