A Chambéry, la tension grandit entre une famille de locataires et leur propriétaire qui leur inflige un véritable calvaire. Accusations racistes, menaces et tentatives d'intrusion sont désormais le quotidien de cette famille traumatisée.
« C’est la guerre avec elle. Tout ça pour des papiers », s'indigne Sémi, ce locataire qui, avec sa femme et ses trois enfants, endure des comportements inacceptables de leur propriétaire. Depuis trois mois, ces derniers subissent depuis des injures racistes jusqu'à des menaces de mort. Cette propriétaire cherche à expulser la famille de son logement alors que celle-ci se bat pour obtenir des quittances de loyer, nécessaires pour toucher des aides et démontrer leur bonne foi dans la recherche d'un nouveau logement, comme l'ont rapporté nos confrères du Dauphiné Libéré.
La propriétaire, convaincue que la famille n'avait prévu de rester que quelques mois, se défend en disant : « Je leur avais dit qu’il n’y aurait pas de bail. Tout ça, c’était pour les dépanner. »
Des menaces inquiétantes
La famille a emménagé en octobre 2022 dans ce T2, payant près de mille euros de loyer. Aujourd’hui, ils sont dans l-incertitude totale. « Nous ne pouvons pas nous permettre de rester sans aide, et la propriétaire refuse obstinément de nous fournir les papiers nécessaires », crie Sémi. Les abus de la propriétaire se sont intensifiés, allant jusqu'à taguer des insultes racistes sur la porte d’entrée et tenter d’entrer dans leur logement avec un pied-de-biche.
Chedia, la mère, témoigne : « Des hommes ont couru derrière mon fils à la sortie de l’école. Je crains pour sa sécurité. » Même si la propriétaire reconnait certaines de ses actions, elle justifie ses actes : « Je m’excuse pour les insultes, je me suis emportée, mais c’est de leur faute ».
Actuellement, la situation est au point mort. Sémi et sa famille ont cessé de payer leur loyer, de peur que la situation ne s’aggrave. « Elle veut maintenant s’en prendre à nos enfants, et nous sommes tous terrifiés. Cela nous a contraints à démissionner de nos emplois pour protéger notre famille », affirme Sémi, dont le désespoir est palpable. Le climat de tension est tel que la propriétaire, désormais acculée par des dettes, avertit : « Sinon, il va se passer quelque chose de grave… »







