Ce vendredi 5 juin, Sophie Binet a été réélue pour un nouveau mandat de trois ans à la tête de la CGT, devenant ainsi la seule candidate à sa propre succession. Pour rappel, il y a trois ans, elle avait pris les rênes du syndicat français, en misant sur la réconciliation d'une organisation parfois fracturée.
Le 54e congrès de Montreuil, qui s'est déroulé sans incidents majeurs, a marqué un tournant significatif par rapport aux tensions observées lors du précédent rassemblement à Clermont-Ferrand en 2023. Le bilan de la direction sortante, sous l'égide de Binet, a été validé par une écrasante majorité de 81,36% des votes.
La direction de la CGT a su capitaliser sur la mobilisation historique contre la réforme des retraites, souvent qualifiée de « plus longue mobilisation unitaire de l’histoire sociale », selon des analystes sociaux. Binet a également souligné les succès des syndicats dans la lutte contre les réformes controversées de Macron, englobant des sujets aussi variés que l'audiovisuel public et l'assurance chômage. Ces efforts ont permis de bloquer des propositions jugées préjudiciables, comme la suppression de jours fériés et l’augmentation des franchises médicales dans le futur budget 2026.
Des experts, comme ceux d’Alternatives Économiques, notent que cette réélection pourrait renforcer la position de la CGT dans les négociations à venir, notamment sur le front du travail et des conditions sociales. La solidarité retrouvée au sein de l'organisation donne de l'espoir pour l'impact des futures mobilisations.
Plus d’informations à venir...







