Personne ne s'étant opposé à elle, Sophie Binet a été confirmée à la présidence de la CGT, le deuxième syndicat français, à l’issue d’un congrès qui s'est tenu à Tours. À 44 ans, cette élection lui permet d'entamer un nouveau mandat de trois ans, période qui pourrait être déterminante avec l'approche de l’élection présidentielle.
Après son élection, Binet a pris un moment pour exprimer sa gratitude envers l'ancienne commission exécutive qui a su unifier le syndicat, suite à un congrès tumultueux en 2023. Elle a souligné : "C’est toujours celui qui rassemble qui gagne, et cet enseignement vaut partout, tout le temps". Ce 54e congrès a été marqué par une atmosphère apaisée, en contraste avec les tensions du congrès de Clermont-Ferrand, qui avait presque mené à une scission de la CGT.
Le rapport d’activité de la direction sortante a été approuvé à 81 %, un résultat bien plus favorable que celui de 2023, lorsque le rapport avait été rejeté. Ce rapport a mis en lumière l'importance de la mobilisation contre la réforme des retraites, la plus longue mobilisation unitaire de l'histoire sociale, selon des déclarations recueillies par Libération, ce qui a permis de replacer les syndicats au cœur des débats publics. Toutefois, il a aussi été noté qu’il reste encore des défis à relever, notamment en ce qui concerne l'organisation et l'extension des grèves.







