Une étude récente de la Cour des comptes révèle que 16 % des pensions de retraite attribuées en 2020 contenaient des erreurs de calcul, souvent au détriment des retraités. Ce problème est aggravé par la réduction des contrôles réalisés par la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV).
Taux d'erreur croissant
La Cour des comptes souligne que sur 831 000 pensions nouvellement attribuées ou révisées en 2020, une sur six présentait des erreurs. Pour certains établissements, ce chiffre atteint même un sur cinq. Le taux d'erreur a augmenté de 11,5 % à 16,4 % entre 2016 et 2020, entraînant un coût total évalué à 1,6 milliard d’euros pour l'année 2020.
Des contrôles insuffisants
Une des raisons de cette situation est la baisse des contrôles : en 2020, seulement 60 % des dossiers ont été examinés, une diminution par rapport à l'année précédente. De plus, parmi les dossiers contrôlés, moins de 55 % des erreurs ont été détectées, entraînant une situation alarmante pour de nombreux assurés.
Défis pour le suivi des carrières
La Cour des comptes mentionne également des difficultés à retracer les carrières des assurés, souvent dues à des données peu fiables. La CNAV travaille à l'unification des données provenant de 42 différents régimes de retraite afin de réduire ces erreurs. À partir de juillet, elle prévoit de faciliter la correction des erreurs de carrière pour tous les assurés, une mesure jugée nécessaire pour prévenir des pertes financières lors du calcul des pensions.







