Une quarantaine d’employés du département d’Indre-et-Loire se mobilise pour une hausse de salaire.
« Les agents éprouvent de grandes difficultés. » À l’initiative de la CGT, près de quarante agents se sont rassemblés le jeudi 4 juin 2026 devant l’hôtel du Département à 14h00.
Face à une inflation préoccupante, les agents revendiquent une augmentation mensuelle de 500 €. « Cela fait quinze ans que notre point d'indice est gelé, avec seulement deux modestes hausses de 0,6 %. Ce n'est pas une reconnaissance de notre travail, mais un minimum vital », déclare Dominique Menard, représentant CGT. Ils exigent également des subventions pour le carburant.
Bien que le conseil départemental ait instauré une journée de télétravail hebdomadaire pour les agents, ces mesures sont perçues comme insuffisantes par les grévistes. Les représentants du personnel ont interpellé les élus, sans obtenir de retour favorable de Nadège Arnault, présidente du département.
« Ils reconnaissent les difficultés économiques des agents, mais affirment qu'aucune solution n'est envisageable, car les fonds manquent », rapportent Christophe Legendre et Nicolas Coutant, également représentants CGT. « Curieusement, des fonds existent pour l'aéroport de Tours et l'hélicoptère de la gendarmerie, alors que notre département n'a pas de compétence régalienne. L'État ne soutient pas les collectivités, malgré le fait que notre majorité départementale a des parlementaires pour porter nos revendications en matière de revalorisation ».
Construire un rapport de force
Les syndicalistes espéraient une mobilisation plus forte, étant donné que la collectivité compte 500 agents. « C'est un début, il est crucial d'en parler dans tous les services pour construire une véritable force collective. » Il pourrait y avoir des actions communes entre les agents du Département et ceux de la Métropole de Tours, qui luttent également pour des revalorisations salariales. « Comme en 2022, où nous avions réussi à obtenir 120 € par mois. »
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