Suite à la découverte d'un corps "porteur de vêtements similaires" à ceux de Lyhanna, disparue le 29 mai dernier, Grégory Bobbato, maire de Fleurance, a dénoncé un "vrai dysfonctionnement d'État" et a souligné les lacunes du système judiciaire face aux violences faites aux enfants.
Le maire a notamment déclaré que le système juridique français est critiqué depuis longtemps. Il insiste sur la nécessité d'agir après ce drame. "Il n'est pas question de se lancer dans une polémique, mais il est impératif de mettre les faits sur la table et de reconnaître nos échecs", a-t-il ajouté.
"Je ne cherche pas à pointer du doigt les dysfonctionnements au niveau local, mais c'est à l'échelle nationale que nous devons prendre conscience de la situation... Il est crucial de garder la dignité et d'éviter la colère", a poursuivi Grégory Bobbato.
Un cri du cœur face au silence des autorités
Dans une intervention marquante, Grégory Bobbato a exprimé son indignation lors d'un discours devant la mairie. Il a évoqué un "silence assourdissant des autorités" et la nécessité d'une réponse plus humaine face à cette tragédie. "Un communiqué technique ne suffit pas", a-t-il insisté, réitérant ses condoléances à la famille de Lyhanna.
"Nous nous réveillons meurtris, pour ceux qui ont pu trouver le sommeil", a déclaré l'édile de cette ville de 6.000 habitants.
Il a également salué le courage des victimes, notamment des enfants, qui osent témoigner malgré leur souffrance, appelant à une réforme urgente du système de protection de l'enfance. Alors que les révélations entourant cette affaire continuent de provoquer colère et indignation sur le traitement judiciaire des affaires similaires, le maire appelle à rester attentif aux besoins humanitaires de ceux qui sont touchés.







