Selon le cabinet EY, la France a enregistré 852 investissements directs étrangers (IDE) l'année dernière, surpassant le Royaume-Uni (730) et l'Allemagne (548). Ce chiffre, cependant, reflète un recul significatif par rapport aux niveaux atteints en 2022. Alors que des éléments comme la taille du marché intérieur et la qualité de l'innovation sont préconisés par de nombreux dirigeants internationaux, la tendance générale évolue vers une diminution des investissements.
La situation économique en Europe, déjà affaiblie, est accentuée par des "interrogations persistantes" sur la capacité des économies européennes à rivaliser avec celles des États-Unis et de la Chine, comme l'explique EY. Marc Lhermitte, associé chez EY, souligne que "2025 a été l'année de la prudence".
Des emplois en retrait
Bien que la France conserve son attractivité, elle se situe au deuxième rang concernant le nombre d'emplois générés par ces investissements, avec 27 921 postes créés, soit moins que le Royaume-Uni. Chaque projet d'investissement étranger ne conduit en moyenne qu'à la création de 34 postes, et moins de 5 % des projets concentrent près de la moitié des créations d'emplois dans le pays.
Les dirigeants d'entreprises anticipent une stabilisation seulement après deux ou trois ans, appelant à un "cap économique et politique clair" en France. En parallèle, la compétence locale et le coût du travail demeurent des sujets de préoccupation, selon le cabinet EY.
Un ralentissement dans plusieurs secteurs
À noter également, les investissements dans l'industrie s'effondrent, passant de 547 en 2022 à seulement 345 en 2025, une chute de 15 %. En revanche, les secteurs de la logistique et des services informatiques semblent se maintenir, avec des entreprises comme Amazon créant près de 5 000 emplois.
Il reste essentiel de suivre les évolutions de la R&D, qui, selon l'ancien fonctionnaire François Ecalle, a enregistré une performance faible par rapport aux standards européens : "2,18 % du PIB contre les 3 % exigés par l'UE".
Il est clair que la route à suivre pour relever l'attractivité économique de la France requiert non seulement des efforts des entreprises, mais aussi des réformes structurelles pertinentes et immédiates.







