Le secteur de la meunerie en France traverse une période difficile. En 2024, près de 30 % des entreprises ont subi des pertes, selon un rapport de la Banque de France, principalement à cause de la flambée des coûts et d'un marché de la farine en mutation. Bien que les volumes de production aient légèrement augmenté, le chiffre d'affaires a chuté de 6 % l'année dernière.
Dans ce contexte, les meuniers français sont confrontés à un double défi : moderniser leurs installations et faire face à l'invasion de la farine allemande, dont les importations ont crû de 50 % en deux ans. Une situation inquiétante, soulignée par Ouest-France, qui révèle qu'un sac de farine sur quatre vendu dans l'Hexagone provient désormais d'Allemagne.
Lors d’un entretien avec Alexis Flipo, directeur général de Terrena meunerie, il a exprimé les défis majeurs que rencontrent les 340 entreprises de meunerie en France : « Nous devons investir significativement pour moderniser nos moulins afin de rester compétitifs ». Avec dix-neuf entreprises produisant 80 % de la farine nationale, la concentration du marché pose la question de la dépendance et de la durabilité.
Les experts conviennent que sans un soutien accru et des investissements ciblés, l'avenir de la meunerie française pourrait devenir précaire. À l'heure où la qualité et l'origine des produits sont devenues des priorités pour les consommateurs, les meuniers sont appelés à innover et à s'adapter pour pérenniser leur activité.







