À seulement neuf jours du G7 d’Évian, le collectif No G7, qui fédère plusieurs associations et partis de gauche, a décidé d'annuler son contre-sommet planifié à Annemasse. Cette décision découle des restrictions de sécurité imposées par les autorités locales, notamment la préfecture de Haute-Savoie.
Le flou persiste concernant la capacité de mobilisation des opposants au G7. Le collectif, qui estime qu’environ 10 000 personnes pourraient se joindre aux rassemblements, a été contraint par la préfecture à une limite de 3 000 participants au parc de la Fantasia. Les organisateurs, responsables de la sécurité, craignent que la situation ne dégénère. Marjolaine Maillard, porte-parole des Écologistes de Haute-Savoie, a exprimé ses préoccupations : "Imaginons que le parc soit plein. Avec la voie ferrée derrière, un mouvement de foule pourrait engendrer des incidents. Les sorties sont peu nombreuses et il y a des murs partout, ce qui complique une évacuation."
Une autre préoccupation majeure est la responsabilité juridique en cas de troubles à l'ordre public. Isabelle Bertin a souligné que : "Nous ne voulons pas que nos militants soient tenus pour responsables d'éventuels incidents. D'autres organisateurs dans le passé ont fait face à des poursuites judiciaires."
Bien que le contre-sommet soit annulé, le collectif n’a pas complètement renoncé à mobiliser ses membres. Une manifestation reste à l'étude, mais aucune décision ferme n'a encore été prise. "Nous devons encore discuter avec la coalition. Si nous devions organiser un rassemblement, nous aurions jusqu'à trois jours avant pour le déclarer. Nous prenons donc le temps de réfléchir."
Actuellement, le collectif envisage une mobilisation individuelle, permettant à chacun d'agir sans engager la responsabilité juridique du groupe en cas d’incident. Une manière de protester tout en préservant la sécurité de chacun, en attente de décisions définitives.







