Ce jeudi 14 mai, la commune de Saint-Privat-du-Fau a vu converger près de 400 véhicules et environ 1 500 personnes désireuses d'installer une rave-party. Ces fêtards se sont rapidement heurtés à une franche résistance de la part des gendarmes et d'agriculteurs déterminés à empêcher l'événement.
Les participants à cette fête sauvage ont pris la route très tôt dans la matinée, attirés par des rumeurs concernant l'organisation de cet événement festif. La situation s'est tendue lorsque les forces de l'ordre, rapidement renforcées par des gendarmes des départements voisins, ont été dépêchées pour bloquer les accès, selon des témoignages recueillis par Le Figaro.
Cette polémique intervient alors qu'un débat parlementaire sur les free parties est en cours. Le projet de loi Ripost, récemment adopté lors d'une commission au Sénat, propose de criminaliser l'organisation de telles fêtes, avec des peines pour les organisateurs qui pourraient aller jusqu'à deux ans de prison et 30 000 euros d'amende.
À 19h, la préfecture a dénombré 400 véhicules sur place et confirmé les premières verbalisations. Les autorités ont également souligné les dangers liés aux conditions climatiques particulièrement difficiles, avec de la pluie, de la neige et des températures glaciales. « Ce rassemblement est illégal et d'une dangerosité exacerbée pour les participants », a déclaré le préfet Gilles Quénéhervé.
Patrice Boulet, un agriculteur mobilisé dès l’aube, a mentionné avoir utilisé des rochers et du matériel agricole pour bloquer les accès à ce site situé à 1300 mètres d'altitude. Il a précisé que la localité consistait en des prés et pâtures, rendant l'accès difficile pour les participants qui devaient parcourir jusqu'à trois kilomètres à pied dans des conditions éloignées du confort.
Ce n'est pas la première fois que la région de Lozère est le théâtre de tels rassemblements. En juillet 2025, une rave-party illégale avait attiré jusqu'à 12 000 personnes à Chasseradès. Cet événement avait d'ailleurs été marqué par un drame, une jeune participant ayant perdu la vie en se rendant sur les lieux, rappelant ainsi les potentielles conséquences tragiques de ces rassemblements.







