Les 22 personnes en France identifiées comme contacts d'une patiente néerlandaise décédée de l'hantavirus ont été hospitalisées et commencent désormais leur quarantaine. Le gouvernement souligne son engagement pour une transparence totale afin de contrer la désinformation autour de cette situation critique.
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a déclaré devant la commission des Affaires sociales que les résultats des tests de tous ces cas contacts sont attendus ce mercredi. Sur ces 22 personnes, huit qui ont voyagé à bord d'un vol entre Sainte-Hélène et Johannesburg avec la malade sont déjà hospitalisés dans divers établissements parisiens, tandis que les 14 autres ont été répartis dans des hôpitaux à travers la France.
Tous sont placés dans des unités de soins spécialisées, équipées de chambres à pression négative, minimisant ainsi tout risque de contamination. "Les experts nous rapportent que si un test est négatif, cela signifie que la personne n'était pas contagieuse précédemment", a précisé Mme Rist, suggérant que les proches n'ayant pas été en contact direct pourraient être épargnés.
Ces cas contacts resteront sous surveillance médicale pendant au moins 14 jours, en vertu de la période d'incubation typique de la maladie virale. Cependant, cette durée pourrait s'étendre jusqu'à 42 jours selon les directives épidémiologiques.
Actuellement, la patiente infectée, une croisiériste de plus de 65 ans, se trouve en soins intensifs à l'hôpital Bichat à Paris dans un état critique. Les tests effectués sur les quatre Français qui l'ont rapatriée ont jusqu'à présent été négatifs, comme en témoigne le maire de Marray, en contact régulier avec eux.
La ministre a également rassuré le public en déclarant qu'il n'existe pas de transmission du virus dans la population générale et qu'aucune mesure de protection généralisée n'est nécessaire à ce stade. "La circulation de fausses informations est alarmante", a-t-elle déclaré, promettant une communication claire avec les professionnels de santé.
Concernant les capacités de réponse en cas de nécessité, le gouvernement français a mentionné un stock de masques disponible pour au moins trois mois si une épidémie devait survenir.
Une enquête menée par l'agence sanitaire européenne (ECDC) confirme qu'aucun signe de mutation du hantavirus n'a été détecté, ce qui est un élément rassurant pour la santé publique. Par ailleurs, ce mercredi, la ministre de la Santé discute avec ses homologues européens des meilleures pratiques à adopter, prenant des mesures de précaution maximales à l'image d'autres pays comme le Royaume-Uni et l'Espagne.
Il est à noter qu'une situation de stress s'est déclarée à bord d'un paquebot de croisière amarré à Bordeaux, où plus de 1.700 passagers sont confinés suite à des problèmes de santé et un décès d'un nonagénaire. Les autorités, répondant à des rumeurs sur la présence de l'hantavirus, ont ordonné ces mesures par prudence, écartant toute psychose inutile.







