Lundi 27 avril, dix-sept agents du service propreté d'Annecy se sont mobilisés pour une vaste opération de nettoyage des tags et autocollants, une initiative portée par la nouvelle municipalité. Ce chantier, qui durera plusieurs jours, marque le début d'une campagne de lutte contre l'insalubrité urbaine.
Dès 8 heures, les agents ont commencé à restaurer la beauté des murs de la vieille ville, comme l'explique Nathalie de Breda, la responsable de ce service : "Aujourd'hui, nous entamons une opération d'envergure dans la vieille ville." Cette démarche ne s'arrêtera pas là ; l'opération sera renouvelée dans d'autres quartiers dans un futur proche.
Le coût de cette opération est significatif, mais, comme le souligne Nathalie de Breda, "c’est gratuit pour les habitants". Elle insiste également sur l'importance de faire appel aux propriétaires : "Nous ne pouvons procéder au nettoyage que si nous avons leur accord. N'hésitez pas à nous contacter." Cela témoigne d'une volonté de collaboration entre la municipalité et les citoyens pour un cadre de vie plus agréable.
Hydrogommeuse en action
Pour éradiquer ces graffitis, la ville a recours à une technologie novatrice en louant une hydrogommeuse. Vincent, un professionnel du service dédié à la lutte contre la pollution visuelle, explique : "Cette machine utilise de l'eau propulsée à haute pression associée à de la silice, un sable très fin et abrasif." Il note de surcroît que la prolifération des tags devient une problématique croissante, nécessitant un investissement de temps et de ressources pour les enlever.
Dans un souci d'efficacité, la mairie d’Annecy prévoit l'acquisition de sa propre hydrogommeuse très prochainement. "Nous espérons augmenter le nombre de tags supprimés, qu'il s'élève aujourd'hui à 400 par an", ajoute Nathalie de Breda. La ville ambitionne de doubler ce chiffre dans les années à venir, afin d’améliorer l’esthétique de ses espaces publics et le bien-être de ses habitants.
Des professionnels de l’urbanisme et des acteurs locaux appellent également à un engagement collectif pour garder la ville propre, évoquant l’importance de la sensibilisation à l’art urbain responsable. Ce mouvement à Annecy pourrait inspirer d’autres villes en France à prendre des initiatives similaires pour préserver la beauté de leurs environnements urbains.







