Le tribunal administratif de Lyon a récemment annulé un soutien financier de 12 000 euros accordé à l'ONG SOS Méditerranée par la mairie dirigée par les écologistes. Cette décision fait suite à une délibération adoptée par le conseil municipal en novembre 2023, qui, selon le tribunal, "ne contient aucune exigence concernant les modalités d'utilisation" des fonds alloués.
Le juge a souligné l'absence de contrôle précis permettant de garantir que cette subvention serait exclusivement destinée à l'aide humanitaire en mer. Cette annulation a été demandée par une candidate de la liste Reconquête à la Métropole, signalant des inquiétudes quant à la gestion des fonds publics.
La mairie, qui a annoncé son intention de faire appel, défend que cette aide vise à soutenir les actions de sauvetage vitales de l'ONG. Un expert en droit administratif, interrogé par Le Monde, indique que cette décision pourrait avoir des répercussions sur d'autres subventions municipales visant des causes similaires.
En parallèle, SOS Méditerranée continue de militer pour le sauvetage des migrants en mer Méditerranée, une mission qui suscite des débats aussi bien au niveau local que national. La question de l'éthique de ces aides financières refait surface, et les avis divergent quant à l'efficacité de l’ONG et de ses méthodes. Du côté des partisans de l'immigration, l'espoir repose sur un soutien continu malgré les obstacles juridiques.







