Une enquête judiciaire a été lancée suite à des déclarations remontant à la période précédant l'élection de deux élus d'Ondres. Ces commentaires, jugés graves, ont conduit le préfet des Landes à faire un signalement le 14 avril, selon les informations rapportées par ICI Gascogne. Le procureur de Dax, Benoît Fontaine, a confirmé l'ouverture de l'enquête, précise-t-il dans une déclaration officielle faite auprès de nos confrères.
Les propos en question, dénoncés par Gilles Clavreul, le préfet, auraient des "relents racistes et discriminatoires". Les deux personnes concernées, Alexandre Gilloir et Jean-Guy Renon, ont été élues sur la liste du maire Patrick De Casanove en mars 2026. L'enquête se concentre sur des violations de l'injure publique, sans pour autant retenir le caractère discriminatoire des propos pour l'instant.
Des messages sous pseudonyme jugés d’une "extrême gravité"
L'un des élus, Alexandre Gilloir, également fonctionnaire de police nationale, a tenu des commentaires qualifiés d’"extrême gravité" sur les réseaux sociaux, selon le communiqué de la préfecture. Ces messages comprennent des "comparaisons déshumanisantes et des appels explicites à la violence". Gilloir n’est pas seul dans cette tourmente : Jean-Guy Renon a également été signalé pour des propos concernant la légitimité des demandeurs d’asile, créant ainsi des discours qui alimentent des stéréotypes nocifs, d'après la préfecture.
La préfecture des Landes insiste sur le fait que "ces types d'expressions ne devraient pas être tolérés", rappelant l'importance des valeurs de dignité et d'égalité qui doivent guider les représentants publics. Ce développement a créé un vif débat régional sur le langage et les attitudes de ceux qui occupent des postes de confiance, illustrant la nécessité d'une plus grande responsabilité parmi les élus.







