Les incidents de dégradations ciblant les radars de vitesse se multiplient à travers la France, malgré les sanctions strictes qui s'appliquent. Selon des données récentes, parmi les 5 000 radars installés, 15 % sont hors d’usage.
Sur une route pittoresque de Peyrolles-en-Provence (Bouches-du-Rhône), un radar a une fois de plus été vandalisé. Cela fait déjà deux fois cette année que plusieurs équipements de la commune de Meyrargues subissent des violences, illustrant un phénomène qui semble irréversible. Une habitante déplore : "C'est une épidémie ; ils sont remis en service, et le soir même, ils sont déjà brûlés."
Début février, d'autres radars fixes de Meyrargues avaient également été mis à mal. Étonnamment, tous les automobilistes ne voient pas ces actes comme criminels. Un homme a ainsi exprimé son soutien en affirmant : "S'ils les vandalisent, c'est qu'il y a une raison. Je pense que c'est sûrement un piège à sous pour l'État."
Explosion des dégradations dans le Vaucluse
Dans le Vaucluse, les actes de vandalisme ont connu une hausse alarmante. En cinq ans, ils ont presque décuplé, et le phénomène s'étend sur tout le territoire national. Sur les 4 753 radars recensés, 15 % ne fonctionnent plus. Sur les réseaux sociaux, certains partagent des vidéos de ces attaques, notamment dans le Sud-Ouest en été 2025. À Marseille, un individu a même utilisé une bombe artisanale contre un radar fixe.
Ces actes de vandalisme nuisent à la sécurité routière, comme l’affirme le commandant Arnaud Boque-Lazdinis, chef d’escadron de contrôle de flux à la gendarmerie du Vaucluse : "Les études montrent que l’emplacement des radars influence le comportement des automobilistes et motards sur ces trajets." La gendarmerie a donc lancé un appel à témoins pour identifier les responsables des dégradations.







