À la rentrée 2026, la France pourrait faire face à la fermeture de près de 3.700 classes, une décision qui inquiète profondément parents et élus. Invité sur l'antenne de RTL, la députée écologiste Marie Pochon a vivement critiqué la nouvelle carte scolaire, soulignant le faible taux d'encadrement éducatif dans le pays.
Selon la Fédération Syndicale Unitaire - Syndicat National Unitaire des Instituteurs et Professeurs des Écoles (FSU-SNUipp), il est confirmé que cette précaution s'accompagne d'une baisse significative des effectifs scolaires, avec 160.000 élèves supplémentaires qui devraient disparaître, d'après les estimations fournies par le ministère de l'Éducation nationale. Ce phénomène alarmant est exacerbé par une diminution projetée de 1,7 million d'élèves d'ici 2035, selon un rapport du Parisien.
Face à cette réalité inquiétante, Marie Pochon a déposé le 20 avril une proposition de loi pour suspendre complètement les fermetures de classes pendant trois ans. L'objectif est clair : stopper cette hémorragie qui menace de rayer des villages de la carte éducative. Lors de son intervention sur RTL, elle a dénoncé un encadrement insuffisant de l'État.
Une dynamique préoccupante depuis plusieurs décennies
La situation démographique actuelle ne fait qu'accentuer un phénomène déjà visible : entre 1982 et 2021, plus de 17.000 écoles ont été fermées malgré la stabilité apparente du nombre d'enfants. Un fait que la députée ne méconnaît pas mais qui lui semble être un prétexte à des décisions rapides et selon elle, dénuées de pertinence. "Oui, il y a une baisse d'élèves. Nous ne remettons pas cela en question. Mais nous devons interroger les raisons qui poussent à ces fermetures excessives", a-t-elle déclaré.
Les réactions varient parmi les différents acteurs du secteur éducatif. Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, a quant à lui qualifié la situation de "vague sismique" qui requiert une reconsidération immédiate de l'offre scolaire sur le territoire. C'est une préoccupation partagée par de nombreux élus locaux, qui craignent des répercussions désastreuses sur la vie des collectivités rurales.







