Dans le Rhône, les Jeunes Agriculteurs sonnent l’alarme. Les attaques de loups deviennent de plus en plus fréquentes dans le sud du département, mettant en péril les élevages à proximité de Lyon.
Depuis plusieurs semaines, les signalements d'attaques visant les troupeaux se multiplient, créant une situation de tension croissante. Comme le souligne Mylène Daujat, membre des Jeunes Agriculteurs et responsable du dossier loup, "des attaques se produisent presque chaque nuit". Les communes comme Chasse-sur-Rhône, Loire-sur-Rhône, et Ternay, tout près de l'agglomération lyonnaise, sont particulièrement touchées, rapportent nos confrères du Parisien.
Les conséquences sont dramatiques pour les éleveurs. Florent Satre, qui gère un troupeau de 120 brebis et 80 chèvres, a déjà subi trois attaques mortelles en à peine quinze jours, avec un bilan tragique de dix brebis décédées et un chien blessé. "C'est devenu incontrôlable", témoigne-t-il.
Les éleveurs réclament une réponse plus ferme
En réponse à cette menace persistante, les Jeunes Agriculteurs demandent au gouvernement de renforcer les mesures de protection. Mylène Daujat plaide pour que la préfecture forme des lieutenants de louveterie et autorise des tirs de prélèvement, affirmant que la cohabitation avec le prédateur est devenue insoutenable pour beaucoup d'exploitations. Les éleveurs estiment que le plan Loup mis en œuvre par l'État demeure insuffisant face à la réalité du terrain.
Au Beaujolais, la situation est similaire. Les éleveurs, comme celui de Vernay qui élève des chèvres angora et cachemire, investissent dans de nouvelles technologies de protection comme des colliers GPS, tout en intégrant des vaches Highland pour éloigner les prédateurs. Ce dernier rapporte avoir perdu trois animaux lors d'une attaque et cinq chèvres mortes de stress.
Dans l'immédiat, les éleveurs se concentrent sur la protection quotidienne de leurs troupeaux. Florent Satre a agrandi son enclos électrifié et acquéri deux ânes pour servir de gardiens, tout en rentrant ses bêtes chaque soir. Bien que ces nouvelles mesures aident, elles augmentent considérablement leur charge de travail. "Les journées semblent interminables", conclut-il.







