Le commandant de la force aérospatiale des Gardiens de la Révolution a émis, jeudi 30 avril, un avertissement sérieux : toute opération ennemie, même brève, sera accueillie par une réponse "douloureuse". Le guide suprême, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, a récemment rompu son silence, comme l'indique The Guardian, en affirmant que l'Iran s'engageait à conserver son contrôle sur le détroit d'Ormuz.
Ce dernier déclaration a été diffusée à la télévision d'État, précisant que la seule place des Américains dans le golfe Persique était "au fond de ses eaux" et annonçant l'écriture d'un "nouveau chapitre" pour la région. Dans son message commémoratif à l'occasion de la Journée nationale du golfe Persique, Khamenei a prôné un avenir sans présence américaine dans la région.
En outre, il a précisé que Téhéran introduirait "de nouveaux cadres juridiques" pour la gestion de cette voie maritime cruciale, soulignant qu'il n'y avait pas d'intention de céder ce passage stratégique, comme l'explique Le New York Times.
Une réaction des marchés du pétrole
La proposition de Téhéran, qui a été rejetée par l'administration Trump, de réouvrir le détroit d'Ormuz avec un péage élevé pour les pétroliers a également été évoquée. Le journal souligne que cela pourrait bénéficier aux pays voisins, même si cette idée n'a pas été bien reçue par les nations du Golfe, dont Oman.
Les propos surviennent alors que l'économie iranienne est éprouvée, notamment par un blocus maritime américain qui empêche ses pétroliers de naviguer, comme le rappelle Los Angeles Times. La tension dans le détroit d'Ormuz, crucial pour le passage d'environ un cinquième du pétrole mondial, pèse également sur l'économie mondiale.
Ainsi, le prix du baril de Brent a bondi à 126 dollars, un niveau inédit depuis le début de l'invasion de l'Ukraine, avant de redescendre autour de 114 dollars. Selon The Guardian, cette hausse est attribuée en partie à des déclarations de Donald Trump concernant l'absence de résolution rapide au conflit.
Engagement iranien sur les capacités nucléaires
Alors que les tensions semblent croissantes, l'armée américaine continue d'étudier des options pour une possible escalade, rapporté par le site Axios. Le commandant des Gardiens de la Révolution, Majid Moussavi, a prévenu que toute agression violente serait suivie de frappes "douloureuses, prolongées et étendues" envers l'ennemi.
Khamenei a, de son côté, insisté sur la nécessité de protéger les capacités nucléaires de l'Iran, les qualifiant d'atouts nationaux à défendre comme on le ferait pour des frontières. Cela survient en dépit des déclarations antérieures de Trump, qui avait justifié l'entrée en guerre par la volonté d'empêcher l'Iran de développer des armes nucléaires.







