Dans le monde du jardinage, les mastics comme ceux de cicatrisation et à greffer sont souvent proposés en jardinerie. Mais leur efficacité est-elle prouvée ? Quels sont les critères de choix à envisager ?
Le mastic à greffer
Le mastic à greffer est un onguent imperméable et adhérent qui aide à maintenir les plaies des greffes en empêchant la déshydratation des tissus environnants. Il joue un rôle clé en protégeant le cambium, cette fine couche de cellules entre l'écorce et le bois qui est essentielle à la régénération des tissus après une blessure. Une bonne soudure est nécessaire pour assurer une reprise optimale de la greffe.
Le mastic à greffer Pelton est largement reconnu et se compose de 40 % de résine, 15 % d'huile végétale, 10 % de cire d'abeille et de 1 à 5 % d'essence de Térébenthine. Sa consistance épaisse lui permet de rester bien en place, évitant ainsi tout écoulement.
Il est important de noter que ce mastic n'a pas pour vocation de cicatriser, mais simplement d'empêcher la plaie de se dessécher.
Le mastic à cicatriser
Historiquement, les jardiniers utilisaient un mastic à cicatriser, souvent sous forme de goudron, pour protéger les coupes et créer une barrière pendant que la plaie guérissait. Cependant, cette méthode est désormais remise en question pour plusieurs raisons :
- La stérilité de la plaie n’est pas garantie, permettant le développement de micro-organismes sous le goudron, ce qui rend la plaie vulnérable aux infections.
- Les techniques modernes de taille douce suggèrent qu'un bon angle de coupe permet à l'arbre de refermer naturellement ses blessures sans avoir besoin de mastic.
Le goudron de Norvège, également connu sous le nom de goudron végétal, reste un choix courant grâce à sa fluidité qui facilite l'application. Il peut être utilisé tant pour la cicatrisation que pour la greffe.
Les alternatives maison
Créer son propre mastic est une pratique ancestrale. L'un des plus simples consiste à mélanger de l'argile avec de l'eau, ce qui permet d'obtenir une composition adaptée à différentes applications, que ce soit pour les greffes ou les plaies plus importantes. Un mélange de pralin, enrichi de bouse de vache, peut aussi bien fonctionner.
De plus, de la cire d'abeille, après avoir été réchauffée, peut servir pour colmater efficacement les blessures des arbres. La bouillie bordelaise se révèle également être un bon mastic.
Quelle que soit la méthode choisie, le premier réflexe doit être la désinfection minutieuse des outils : assurez-vous que les instruments soient propres avant d'appliquer le mastic, et agissez rapidement après la coupe.







