Des raids aériens, des largages de bombes et des survols de tranchées sont au programme de cet exercice d'ampleur, qui s'est déroulé depuis février en France, notamment à l'Est. Le président Emmanuel Macron se rendra le 30 avril à Mailly-le-Camp et Suippes pour assister à ce qui a été qualifié de "phase de combat réel".
Divisé en quatre phases, l'ultime étape d'Orion-26 culminera ce jour-là avec un "assaut final" et des tirs réels. La coalition Orion, sous le commandement de l'OTAN et dirigée par la France, a mobilisé jusqu'à 12 500 militaires depuis le début de cette phase. Selon le général Philippe de Montenon, il s'agit du plus grand exercice militaire français depuis la guerre froide, témoignant d'une volonté d'adaptation face aux nouveaux défis géopolitiques.
Lors de cette journée critique, Emmanuel Macron participera à plusieurs séquences, notamment un raid aérien à bord d'un hélicoptère Caïman, démontrant l'intégration des drones dans les opérations de combat, avec un objectif de destruction de cibles.
Emmanuel Macron à bord d'un hélicoptère Caïman
Le chef de l'État atteindra Mailly-le-Camp vers 12h45, où il passera en revue les troupes, suivie d'une présentation des opérations dans un poste de commandement. Le raid aérien marquera le début des démonstrations prévues.
Suippes accueillera également une séquence de tirs, mettant en avant la capacité d'artillerie moderne de l'armée, à travers des canons Caesar et des mortiers de dernière génération.
Survol des tranchées et tirs en conditions réelles
De retour à Mailly-le-Camp, l'armée effectuera un survol de tranchées, intégrant les leçons apprises des combats en Ukraine pour simuler des conditions difficiles. La journée se terminera avec une démonstration de matériel militaire avec des Mirage 2000 participant à un largage, ainsi que d'autres tirs d'artillerie impressionnants.
Pendant cette journée, Emmanuel Macron prévoit également de rencontrer les militaires pour échanger sur leur engagement et la situation au Moyen-Orient.
Un contexte de préparations face à de nouveaux enjeux
Conçu dès 2021, l'exercice Orion avait pour but de renforcer les capacités de réponse aux menaces actuelles, un objectif devenu plus pressant face aux tensions internationales croissantes, selon les déclarations de l'Élysée.
"Nous nous trouvons dans un environnement stratégique marqué par un retour à la conflictualité, avec une multiplication des crises et des menaces hybrides", a affirmé l'Élysée.
Dans ce cadre, les forces armées françaises se préparent pour des missions plus exigeantes, soulignant une volonté d'anticiper de futures crises, comme le confirment divers experts militaires.
Environ 12 500 militaires, 1 800 véhicules, 30 hélicoptères et 800 drones ont été mobilisés dans le cadre de cet exercice, affirmant ainsi une volonté de montrer la capacité opérationnelle des forces de défense françaises dans un monde de plus en plus complexe.







