La France peut se faire respecter : un équilibre délicat avec l'Algérie

Le gouvernement prône une fermeté mesurée dans les relations franco-algériennes.
La France peut se faire respecter : un équilibre délicat avec l'Algérie
La porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, s'adressant à l'auditoire lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres à Paris, le 25 février 2026. - Photo par LUDOVIC MARIN / A
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a réagi aux remarques d'Emmanuel Macron sur les risques d'une ligne dure avec l'Algérie.

Ce mercredi 29 avril, Maud Bregeon a affirmé que la France pouvait "se faire respecter" par l'Algérie sans nécessairement rompre les liens. Dans le contexte d'une polémique suscitée par des propos d'Emmanuel Macron, elle a mis en avant l'importance d'une "démarche de fermeté" tout en évitant d'adopter une politique de non-contact. Macron avait taclé les partisans de cette approche, en évoquant "tous les mabouls" qui prônent cette attitude.

"On peut se faire respecter, on peut avoir une démarche de fermeté vis-à-vis d'un État sans pour autant rentrer dans une politique de non-contact", a-t-elle déclaré lors d'une conférence après le Conseil des ministres.

Selon Bregeon, la ligne de non-contact adoptée auparavant par la France n'a pas produit les résultats escomptés, notamment concernant la délivrance de laissez-passer consulaires par l'Algérie. "Cette approche pragmatique que défend le président de la République vise à résoudre des problématiques concrètes qui touchent les relations franco-algériennes", a-t-elle affirmé.

Un pragmatisme nécessaire

Maud Bregeon a souligné que la stratégie de non-contact, mise en œuvre par certains gouvernants, n'a pas récolté de succès, bien au contraire. "Les demandes de laissez-passer consulaires se sont même arrêtées pendant plusieurs mois", a-t-elle remarqué. Ce constat démontre, selon elle, qu'une telle attitude est contre-productive.

Emmanuel Macron avait aussi critiqué ceux qui souhaitent une approche plus hostile à l'égard de l'Algérie, suscitant la réaction de figures politiques comme Bruno Retailleau, chef des Républicains. Celui-ci a vivement réagi, accusant le président d'avoir "fait preuve de faiblesse" dans ce dossier sensible, affirmant que le gouvernement est en "dépendance" vis-à-vis de l'Algérie.

En parallèle, lors d'une visite à l'hôpital en Ariège, le président a pris le soin de souligner la contribution des médecins algériens dans la lutte contre les pénuries de professionnels de santé en France.

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