La vie d'Angélique, une mère savoyarde, a pris un tournant dramatique en septembre 2021, lors de l'accouchement de sa troisième fille à l'hôpital de Chambéry. Suite à une grave erreur médicale, elle a dû subir une amputation partielle des deux pieds. Le tribunal correctionnel de Chambéry a récemment condamné le radiologue impliqué dans ce cas à deux ans de prison avec sursis pour blessures involontaires.
Un accouchement sous le signe du drame
Angélique, aujourd'hui âgée de 31 ans, a partagé son expérience tragique avec ICI Pays de Savoie. Après avoir accouché le 1er septembre 2021, elle a subi une hémorragie. Un médecin a injecté par erreur des produits d'embolisation, entraînant l'arrêt de la circulation sanguine dans ses membres inférieurs. "Tout de suite, j'ai senti un liquide couler dans mes jambes", se souvient-elle.
Des douleurs insupportables
Les douleurs ont été intenses et inoubliables. Angélique relate : "Je n'ai jamais connu de telles douleurs, pas même lors de mes accouchements. L'anesthésiste en réanimation a rapidement réalisé la gravité de la situation." Après plusieurs jours en réanimation, Angélique a vu ses pieds sombrer progressivement dans la nécrose. "J'ai vu mes pieds passer du rouge au noir. C'était horrible", confie-t-elle, le cœur lourd.
Une amputation nécessaire
Le 17 novembre 2021, elle a dû retourner à l'hôpital pour se faire amputer. "C'était un moment terrible; je savais que ma vie ne serait plus jamais la même", dit-elle, les larmes aux yeux. Depuis, elle a passé près de trois ans en fauteuil roulant, étant réduite à "une vie de soins", incapable de s'occuper de ses enfants comme avant.
Un combat pour la justice
La condamnation du Dr Selmi a apporté un certain soulagement à Angélique : "Cette décision est un pas vers la justice. Les erreurs médicales ne doivent pas rester impunies". Deux autres victimes du même radiologue ont également témoigné au tribunal. Selon une source de l'hôpital, le radiologue n'était plus en poste lors des faits.
Aujourd'hui, bien qu'elle porte des prothèses et ait réussi à reprendre le travail, Angélique doit vivre avec la mémoire de sa tragédie. "Je lutte pour une vie normale, mais le handicap restera toujours une partie de moi", conclut-elle.







