Nouveau chapitre dans le combat entre Donald Trump et James Comey. Le 28 avril 2026, l’ancien directeur du FBI a été mis en examen pour une photo Instagram jugée menaçante à l’égard du président.
Souvent critiqué par Trump, James Comey est un personnage central de cette rivalité. Cette fois-ci, il est accusé d'avoir publié une image de coquillages alignés pour former le chiffre 8647, que la justice interprète comme une menace. En argot américain, “86” signifie se débarrasser de quelque chose, tandis que “47” renvoie à la présidence actuelle de Trump. Dans une vidéo postée après l'inculpation, Comey a déclaré rester « toujours innocent » et « sans peur », affirmant son engagement envers l'indépendance de la justice fédérale.
La hostilité de Trump envers Comey n'est pas un phénomène nouveau. En septembre 2025, Trump l’a décrit comme « l’un des pires êtres humains que ce pays ait connus ». Cette déclaration a eu lieu après qu'une procureure proche de Trump ait mis Comey en examen pour entrave à la justice, une inculpation finalement annulée par un juge. Les accusations étaient liées à son intervention devant le Sénat sur les connexions entre la Russie et la campagne de Trump, enquête qu'il dirigeait avant son limogeage en mai 2017.
La passion de Comey pour le droit a été éveillée à l'âge de 17 ans, lorsqu'il a vécu une expérience traumatisante de prise d'otage dans sa maison familiale. Sa volonté de servir dans les forces de l’ordre s'est développée après cet événement marquant.
L'affaire des courriels d’Hillary Clinton
Commençant par un diplôme en droit à l’Université de Chicago, Comey a gravi les échelons pour devenir procureur général adjoint des États-Unis sous George W. Bush. Il s'est opposé, en 2004, aux pratiques de surveillance de la NSA, soutenu par la Maison-Blanche.
Nommé par Barack Obama à la tête du FBI en 2013, il a supervisé l'enquête sur l’usage du serveur électronique privé d’Hillary Clinton. Ses conclusions ont alimenté une controverse durant la campagne présidentielle de 2016. En juillet, il a déclaré une « négligence extrême » dans la gestion des informations sensibles par Clinton, et a même rouvert le dossier quelques jours avant les élections, ce qui a conduit à des accusations de partialité de la part des Démocrates.
Un rapport de 2018 a blanchi Comey en ce qui concerne son intégrité, tout en critiquant ses méthodes, lui reprochant une « grave erreur de jugement » à l’approche des élections.
Vindicte trumpiste
Après son limogeage brutal par Trump, Comey a plongé dans une chronique amère. Dans ses mémoires, Mensonges et vérités, il qualifie Trump de « menteur invétéré », et bien d'autres insultes. La tension entre les deux hommes ne fait que croître, avec Trump promettant de faire « payer » ses ennemis politiques. Cette hostilité trouve aujourd'hui une nouvelle résonance avec des inculpations récentes de Comey, témoignant de l'intensité de cette guerre politique.
(1) Flammarion, 2018.







