L'essentiel : Deux ans après sa disparition, une nouvelle enquête conjointe de cinq pays, incluant la France, affime qu'Alexeï Navalny a été victime d'un empoisonnement par une toxine puissante, probablement responsable de son décès.
Le 16 février 2024, le monde apprenait la triste nouvelle : Alexeï Navalny, un des opposants les plus farouches de Vladimir Poutine, décédait en prison dans des circonstances troublantes. Deux ans après, des analyses menées par le Royaume-Uni, la France et trois autres nations ont révélé la présence d’une toxine extrêmement puissante, l’épibatidine, extraite de grenouilles d’Équateur, dans des échantillons prélevés sur son corps.
La ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, a déclaré lors de la Convention de Munich que seul le gouvernement russe avait les « moyens, le mobile et l’opportunité » d'impulser un tel acte dans le cadre carcéral. Elle a dénoncé ce qu’elle qualifie de tentative « barbare » de réduire Navalny au silence.
Les analyses ont identifié l’épibatidine, un neurotoxique qui est environ 200 fois plus puissant que la morphine, inquiétant selon les experts sur son utilisation à des fins létales. Cette enquête relance les anciens soupçons qui assombrissent l'héritage de Navalny.
“Je savais dès le début que mon mari avait été empoisonné. Aujourd’hui j’ai la preuve : Poutine a tué Alexeï avec une arme chimique”, a déclaré Ioulia Navalnaïa sur les réseaux sociaux, dénonçant l’assassinat de son mari.
Le Kremlin n’a pas encore réagi à ces allégations. Les résultats de l’enquête seront communiqués à l’Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), marquant une étape cruciale dans cette affaire emblématique qui soulève de nombreuses interrogations sur la justice et la liberté d’expression en Russie.







