Muriel Gilbert nous plonge dans les origines inattendues des marques qui font partie de notre quotidien. Sur suggestion de Phil, un lecteur de Laval, elle examine l'importance cruciale du choix des noms d'entreprises.
Merci, Phil, pour cette excellente idée ! La semaine dernière, nous parlions de nos noms de famille, innés et immuables, tandis que les marques choisissent soigneusement leurs appellations. Certaines d'entre elles ont même intégré notre vocabulaire quotidien.
Parmi ces noms, Frigidaire occupe une place particulière. Créée par General Motors en 1918, cette marque américaine a disparu des rayons en 1986, mais a laissé une empreinte indélébile dans le langage courant. Grâce à un processus linguistique connu sous le nom d'« antonomase », ce nom propre s'est mué en nom commun, faisant son entrée dans nos dictionnaires. Frigidaire trouve ses racines dans le terme latin frigidarium, désignant la zone des thermes romains dédiée aux bains froids.
La mauvaise prononciation de "Nike"
Phil a un intérêt particulier pour les marques de sport comme Nike ou Asics. Fondée aux États-Unis en 1968, Nike est souvent mal prononcée en France. Les Français ont tendance à dire "naïk", alors que la prononciation correcte en anglais est "naïki". Si vous tentez d'acheter des "naïk" à New York, préparez-vous à des regards intrigués, comme l'explique la publication Le Monde.
Asics, quant à elle, est l'acronyme d'une phrase latine signifiant "un esprit sain dans un corps sain", soulignant l'importance du sport dans notre vie quotidienne. Ce choix reflète l'engagement de la marque envers la santé et le bien-être. Comme le souligne un expert en branding, "Le nom d'une marque est bien plus qu'une simple étiquette, c'est une promesse de valeur".







