«Nous avons prévu plusieurs réunions avec des dirigeants politiques américains, y compris le secrétaire d'État, notamment sur le Groenland», a déclaré Mette Frederiksen, la première ministre danoise, lors d'une conférence de presse. Ce rassemblement aura lieu à Munich, dans le cadre de la conférence sur la sécurité internationale.
La Danoise rencontrera Marco Rubio, le secrétaire d'État américain, pour aborder cette question sensible. Le Groenland, qui a suscité l'intérêt de Donald Trump, représente un enjeu stratégique, en raison de sa position géographique et de ses ressources.
Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a exprimé à plusieurs reprises son désir d'acquérir le Groenland, évoquant des raisons de sécurité nationale. Bien que ses menaces aient été atténuées dernièrement, un cadre de négociation a été établi avec le chef de l'Otan, Mark Rutte, pour renforcer l'influence américaine sur cette région polaire.
Un groupe de travail a été instauré, réunissant Groenland, Danemark et États-Unis, pour examiner les préoccupations américaines concernant cette zone arctique, bien que les détails restent confidentiels. Parallèlement, l'Otan a initié une mission de sécurité en Arctique dans laquelle le Danemark joue un rôle clé, notamment en fournissant des avions de chasse F-35, selon des sources du ministère danois de la Défense.
À Munich, Mette Frederiksen a plaidé en faveur d'un renforcement significatif de l'Europe en matière de défense, faisant état du retrait progressif des États-Unis du continent européen. «Les Américains ont été explicites : du discours d’investiture de Trump à une révision des stratégies de sécurité et de défense, les menaces concernant le Groenland indiquent que les États-Unis s’éloignent de l’Europe», a-t-elle souligné.







