Emmanuel Macron a exprimé le 10 février son désir de rétablir un dialogue bien structuré avec Vladimir Poutine. De son côté, le FSB a rapporté avoir arrêté 18 individus en 2025 pour des accusations telles que le terrorisme et le sabotage. Voici un aperçu des développements clés du 9 février concernant le conflit en Ukraine.
Macron souhaite un dialogue organisé avec Poutine
Lors d’une déclaration faite le 10 février, Emmanuel Macron a souligné l'importance d'un dialogue "bien organisé" avec Vladimir Poutine, en collaboration avec les pays européens, mais sans multiplier les interlocuteurs. Il a mentionné que les premiers échanges techniques indiquaient surtout que, pour le moment, "la Russie ne veut pas la paix".
En décembre, le président français avait déjà exprimé son intention de renouer des relations directes avec son homologue russe, des liens qui avaient été largement rompus suite au conflit en Ukraine. Début février, il a envoyé son conseiller diplomatique à Moscou pour préparer ces échanges.
Dans une interview publiée par plusieurs médias européens, dont El País et Süddeutsche Zeitung, il a déclaré : "Qu’ai-je obtenu ? La confirmation que la Russie ne veut pas la paix maintenant. Mais, surtout, nous avons reconstruit ces canaux de discussion à un niveau technique". Macron a souligné l'importance de ne pas "déléguer" ce dialogue aux États-Unis, qui ont également commencé des discussions avec Moscou depuis le retour de Donald Trump. "Notre géographie ne va pas changer. Que cela nous plaise ou non, la Russie sera toujours là demain", a-t-il ajouté.
Près de 150 000 Russes en contact avec le FSB
L'an dernier, environ 150 000 individus ont contacté le service de renseignement intérieur russe, le FSB, pour fournir des informations, dont plusieurs ont conduit à des opérations d'envergure. Selon un communiqué du FSB, la "ligne de confiance" de l'agence a reçu, en 2025, 68 785 appels, dont 455 contenaient des informations pertinentes.
Les antennes régionales du FSB ont, quant à elles, recueilli 77 772 messages, avec "15 233 véritables informations opérationnelles". Après examen, 18 personnes ont été mises en cause pour des faits liés au terrorisme et au sabotage.
JO : Zelensky défend l'action d'un athlète ukrainien
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a exprimé son soutien à Vladislav Heraskevych, le porte-drapeau de l'Ukraine aux JO d'hiver 2026, qui a arboré un casque ornés de portraits d’athlètes ukrainiens tombés au combat à cause de la guerre avec la Russie. Ce geste symbolique a pour but de rendre hommage à des sportifs, comme Dmytro Sharpar et Yevhen Malyshev, dont la vie a été tragiquement interrompue.
Zelensky a souligné l’importance de mettre en lumière ces pertes, bien que le Comité International Olympique n'ait pas encore réagi, la charte olympique stipulant généralement l’interdiction de manifestations politiques.







