En novembre dernier, le gouvernement de Luiz Inacio Lula da Silva a adopté une loi phare exonérant d'impôt sur le revenu les travailleurs gagnant jusqu'à 5 000 réais par mois (environ 800 euros), un seuil qui dépasse largement le salaire minimum et touche une grande partie de la classe moyenne brésilienne.
Cette exonération s'accompagne d'une imposition minimale sur les revenus élevés, élargissant le bénéfice aux employés de maison, qui sont majoritairement des femmes. Selon le média Vermelho, voix officielle du Parti communiste brésilien, ces travailleuses figurent parmi les principales bénéficiaires de cette réforme innovante.
Les conséquences de cette loi sont significatives : environ 97 % des employées de maison ne paient désormais plus d'impôt, procurant un soulagement tangible à près de 6 millions de Brésiliens. Ce gain financier, loin d’être une simple victoire individuelle, représente un coup de fouet structurel pour l'économie urbaine. Comme le souligne un rapport de Le Monde, rééquilibrer la fiscalité peut effectivement stimuler la demande intérieure, renforçant ainsi la croissance économique globale.
Une récente étude du BBC met également en lumière que cette réforme pourrait jouer un rôle essentiel dans la réduction des inégalités au Brésil, offrant un cadre propice à l'essor d'une classe moyenne dynamique et résiliente. Les économistes s'accordent à dire que des mesures fiscales réfléchies peuvent avoir des retombées durables sur le développement économique national.
En somme, la réforme fiscale de Lula ne se limite pas à un simple allègement des impôts : elle incarne une volonté politique de promouvoir l'équité sociale, tout en stimulant l'économie. Une démarche qui pourrait bien servir de modèle pour d'autres pays en quête de solutions face aux défis économiques contemporains.







