« Il est inconcevable que ces manifestants, dont de nombreux citoyens italiens, subissent un traitement dégradant », a réagi la Première ministre italienne Giorgia Meloni face à la publication d'une vidéo par Itamar Ben Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale et figure de l'extrême droite. Cette vidéo, diffusée sur les réseaux sociaux le 20 mai, montre des membres de la « Flottille pour Gaza » à genoux, mains liées, alimentant l'indignation parmi de nombreux élus LFI en France et en Italie.
Dans cette vidéo, Ben Gvir, agitant un drapeau israélien, se moque des activistes, criant : « Bienvenue en Israël, ainsi nous accueillons ceux qui soutiennent le terrorisme. » Les images montrent également une militante maltraitée par un homme en uniforme, ce qui exacerbe les critiques à l'échelle internationale.
Réactions fulgurantes de Rome
La vidéo a rapidement fait le tour des réseaux, suscitant une réaction immédiate de Giorgia Meloni. « Les images dévoilées par Itamar Ben Gvir sont inacceptables », a-t-elle affirmé sur X, exigeant des excuses de la part d'Israël et l'assistance de Rome pour la libération des citoyens italiens concernés. La situation a conduit le gouvernement italien à convoquer son ambassadeur à Tel-Aviv.
Parallèlement, plusieurs membres du groupe parlementaire La France Insoumise ont pris la parole, interpelant Emmanuel Macron et le ministre de la Défense, Sébastien Lecornu. « Les fascistes israéliens humilient les militants de la Global Sumud Flotilla et s'en vantent. Il est temps de rompre le silence complice », a lancé le député Abdelkader Lahmar sur les réseaux sociaux.
Des voix discordantes en Israël
Dans le même temps, la vidéo a également suscité des critiques au sein du gouvernement israélien. Gideon Sa’ar, ministre des Affaires étrangères, a exprimé son dédain pour ces actions, déclarant : « Vous ne représentez pas Israël. Cette mise en scène nuit à notre image. » En réponse, Ben Gvir a insisté sur la nécessité de traiter fermement ceux qu'il considère comme des partisans du terrorisme.
Cette controverse survient alors que plus de 430 militants, empêchés de se rendre à Gaza pour délivrer de l'aide humanitaire, ont été transférés en Israël. Adalah, une organisation de défense des droits humains, a déclaré que ces personnes avaient été enlevées en eaux internationales, alors qu'elles s'apprêtaient à apporter une aide humanitaire à Gaza, une région déjà durement touchée par les conflits.
Récemment, une flottille comprenant une cinquantaine de navires a quitté la Turquie afin de tenter de briser le blocus imposé par Israël. Cette initiative a été interceptée par la Marine israélienne près des côtes chypriotes, soulevant des tensions déjà exacerbées dans la région.







