Les membres de la dernière flottille à destination de Gaza, interceptée le 18 mai, ont été transférés vers Israël. Le centre juridique Adalah a annoncé qu'une équipe d'avocats bénévoles se rendra au port d’Ashdod pour offrir des consultations juridiques aux détenus, conformément à leur droit à un recours légal.
Selon le ministère israélien des Affaires étrangères, près de 430 civils originaires de plus de quarante pays se trouvent en détention à Ashdod. Ces participants font partie de la Freedom Flotilla Coalition (FFC) et de la Global Sumud Flotilla (GSF), qui ont tenté de briser le blocus de Gaza.
Après des heures d’opérations israéliennes en mer, la GSF a confirmé que les forces d’occupation israéliennes avaient mis fin à leur mission, qui visait à atteindre un territoire palestinien en proie à un génocide, tel que rapporté par l'organisation. Parallèlement, Jacques Dimet, ancien membre de la rédaction de l’Humanité, a fait état de communications « coupées » et a décrit la situation des détenus comme « des bateaux prisons ».
« Honte à l’Union européenne »
La Global Sumud a exigé la libération immédiate des militants et la fin du blocus en alertant sur des « graves inquiétudes quant à la sécurité » des détenus. Avant leur arrestation, les membres de l’équipage avaient voté une grève de la faim en cas d'interpellation, avec plus de quatre-vingts participants prêts à s'engager dans cette action.
Des témoignages d'anciens participants à des flottille similaires, rapportés par plusieurs médias, dénoncent des actes de torture et de violences physiques perpétrées par les forces israéliennes. Malgré ces accusations, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a qualifié l'interception des bateaux d'opération réussie, dénonçant un projet « malveillant » visant à secouer l'ordre régional.
« Israël a reçu le feu vert pour menacer et tirer sur des civils, même en eaux internationales », a réagi Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les territoires palestiniens. Elle a aussi souligné la complicité de l'Union européenne dans cette crise, appelant à une prise de conscience sur le sujet.
Parmi les militants arrêtés, on trouve Margaret Connolly, sœur de la présidente irlandaise Catherine Connolly, qui a fait part de sa fierté pour sa sœur mais aussi de son inquiétude pour sa sécurité. Le Premier ministre irlandais, Micheál Martin, a lui aussi condamné fermement les actions israéliennes.
Suite à ces événements, le Centre juridique pour les droits de la minorité arabe en Israël (Adalah) a obtenu l'autorisation de consulter les militants à Ashdod. Cette équipe juridique s'efforcera de contester la légalité des détentions et d'exiger la libération immédiate de ceux retenus.
Au regard des soutiens croissants pour les droits des Palestiniens, il reste à voir si les procédures seront prolongées indéfiniment par les autorités israéliennes.







